1914

Le spectacle de la Compagnie Nomades labellisé national par la mission du centenaire
Spectacle labellisé National et Départemental
par la misson du centenaire
Le spectacle de la Compagnie Nomades labellisé national par la mission du centenaire

 

1914 - Pièce de théâtre de Jean-Bernard Philippot

Texte édité

 

1914 - Compagnie Nomades - de Jean-Bernard Philippot


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Il existe deux versions de ce spectacle, une en plein air mélant professionnels et amateurs, et une plus classique pour lieu théâtral, disponible à partir de février 2015 avec onze comédiens et musiciens professionnels.

 

Le spectacle de la Compagnie Nomades labellisé national par la mission du centenaire


Septembre 1913. Jeannette, 21 ans, déambule sur la place du tertre à Montmartre où elle rencontre Paul, un jeune journaliste peintre amateur à ses heures.

Quelques semaines plus tard, au cours d'une soirée cabaret au Lapin Agile, le lieu de bohème de l'époque où se produit notamment Aristide Bruant, il l'a demande en mariage entouré de ses amis Apollinaire, Mac Orlan et de nombreux artistes.

Les noces sont prévues le dimanche 2 août 1914 dans le petit village des parents de Jeannette qui s'apprête à fêter l’événement.

Tandis que Paul et Jeannette se préparent un avenir radieux,  l'archiduc François Ferdinand est assassiné à Sarajévo le 28 juin. La Belle époque se termine, mais personne ne le sait encore...

 

 

Le reportage de France 3

 

 

L'histoire se déroule à la fois dans un petit village de Picardie et sur la butte Montmartre à Paris.

Marcel Petit est un agriculteur important. Il est marié à Marie, qui s'occupe des bêtes à la ferme pendant que lui-même travaille aux champs.

Ils ont deux enfants, un fils et une fille.

Jeanne, 21 ans, est partie chez sa tante à Paris pour faire des études de médecine. Alphonse, 25 ans, travaille à la ferme familiale.

Le mois de Mai 1914 a été superbe, Si on en croit Marcel «encore trois mois de cet acabit, et les récoltes seront excellentes».

Marcel est optimiste, bon vivant et d'un naturel chaleureux.

 

1914 - Spectacle de la Compagnie Nomades


Marie est plus réservée mais elle aussi est très heureuse. Elle prépare le grand mariage de Jeanne qui aura lieu le 2 août à l'église du village. 100 invités - dont la plupart des villageois - sont attendus ainsi qu'une pléiade d'artistes de toutes disciplines venus de Paris.

1914 - Spectacle de la Compagnie Nomades

 

Jeanne a rencontré Paul un an auparavant à Montmartre. Elle est passionnée de peinture et une des nombreuses fois où elle vagabondait sur la petite place, elle s'est prise de sympathie pour ce jeune peintre qui se cherche encore, un peu perdu entre les «traditionnalistes» et «la bande à Picasso».

 

Un soir d'hiver 1913, Paul invite Jeanne à un récital d'Aristide Bruant «au Lapin Agile», un vieux cabaret devenu le lieu de la bohème artistique depuis que des personnes comme Apollinaire, Picasso, Dorgelès, Dullin, Mac Orlan) ont pris l'habitude de s'y retrouver.

 

Pendant le tour de chant, Il l'embrasse et la demande en mariage. C'est le coup de foudre.

 

1914 - Spectacle de la Compagnie Nomades

 

Au village, la famille Petit s'active. Dans deux mois c'est le mariage et tout doit être prêt.

Marcel s'entretient avec le Maire du village à la terrasse du «café de la place». Il lui explique comment il voit la cérémonie puis le repas où il propose un grande soirée champêtre et festive sur la place.

 

 

«Des musiciens et chanteurs, des poètes animeront la journée ! Tous des connaissances de ma fille et de mon futur gendre !» dit-il très fier à l'élu.

Gilbert Mathieu, Maire depuis 1902, est très respecté par ses administrés. Il est le neveu d'un député Socialiste et a accès à toutes les informations, notamment via le journal «l'Humanité» dont Jean Jaurès est l'actuel directeur.

 

1914 - Spectacle de la Compagnie Nomades


Au cours «d'une soirée cartes» au «café de la place» avec une grande partie des hommes du village, Gilbert, assis à la table de Pierrot le boucher et de Camus le boulanger, explique à Marcel que la situation politique se dégrade avec l'assassinat la semaine précédente de l'archiduc François Ferdinand à Sarajévo et que selon son neveu député, la guerre pourrait prochainement éclater.

Après un court discours expliquant la situation aux hommes du village, Gilbert explique «Il y a des manifestations prévues pour empêcher ça, il faut qu'on se mobilise!» .

«Tout cela est politique» rétorque Camus, «vient plutôt terminer la partie et laisse Poincaré s'en occuper!»

Le jour du mariage, le 2 août, est arrivé et alors que les convives et les mariés sont réunis sur la place du village entourés de musiciens et de chanteurs qui s'en donnent à cœur joie, le député arrive et interrompt brusquement la fête : «Jaurès a été assassiné hier soir ! L'ordre de la mobilisation générale a été donné !».

La stupeur est totale.

1914 - Spectacle de la Compagnie Nomades

 

Deux jours après, l'Allemagne déclare la guerre à la France.

On suivra le départ des hommes à la guerre et le regard des femmes et des quelques hommes restés au village pendant les quelques semaines suivantes.

Jusqu'à l'annonce un dimanche midi des premiers «Mort pour la patrie» du village lors de la bataille de Lorraine.

Parmi eux, Alphonse et Marcel Petit, agriculteurs.

 

 

1914 - Pièce de théâtre de Jean-Bernard Philippot

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Le spectacle de la Compagnie Nomades labellisé national par la mission du centenaire

 

Le contexte :

Francis de Préssensé, député Français et ami de Jean Jaurès, décrit en 1911 dans l'Humanité le climat du pays. Il n'est plus selon lui qu'un conglomérat de «clientèles» qui se partagent les «fromages» de la république, grands ou petits privilèges, corruption de la morale républicaine, afin de s'attacher les électeurs.


«Le plus grand nombre tombe dans un scepticisme gouailleur qui a toujours été la préface de quelque sinistre aventure» ajoute-t-il.
«Il me paraît évident que nous glissons les yeux fermés sur une pente au bord de laquelle s'ouvre, béant, l'abîme d'une grande guerre» conclut-il.

 

Depuis 1905 la guerre rôde. Une première altercation avec l'Allemagne et la France sur la question du Maroc, où les intérêts des deux Nations divergent, réveille les souvenirs de la guerre de 1870 qui a vu la victoire de l'Allemagne et, notamment, la perte pour les Français de l'Alsace et la Lorraine.

 

La vie politique Française est fragmentée au début des années 1910. Il y a d'un côté un Nationalisme exacerbé et de l'autre les « pacifistes », les « internationalistes » dont Jean Jaurès est l'un des plus illustres représentants.

 

1914 - Un spectacle de la Compagnie Nomades

 

C'est vrai aussi dans toute l'Europe. L'italien Filippo Marinetti publie en janvier 1909 Le Manifeste du Futurisme :
«Nous voulons chanter l'amour du risque et de la témérité... il n'y a pas plus de beauté que dans la lutte. Nous voulons glorifier la guerre – seule hygiène du monde - le militarisme, le patriotisme... nous voulons détruire les musées, les bibliothèques et combattre le moralisme et le féminisme. Nous fondons aujourd'hui le Futurisme parce que nous voulons délivrer l'Italie de sa gangrène de professeurs et d'archéologues»...

 

« La guerre a repris du prestige » comme le soulignent dans le journal français l'Opinion deux écrivains proches de Charles Maurras, l'un des politiciens leaders de l'extrème-droite.


«Un esprit de race s'affirme. Jamais le mépris des rêveurs, des pacifistes, ne se déclare plus spontanément » ajoutent-ils.

Le journal le Matin titre en Janvier 1913 : «Miracle de la Jeunesse Française : le réveil du sentiment National ».

 

Le philosophe Henri Bergson déclare de son côté « Comment ne pas se réjouir de voir une jeunesse plus hardie, plus audacieuse, plus consciente de ses responsabilité, en un mot plus Française que les générations précédentes ? ».

 

1914 - Un spectacle de la Compagnie Nomades

 

En face, certains luttent contre la montée de ce patriotisme, de ce nationalisme, annonceurs du pire. Jaurès évidemment : « Cette guerre sera le plus terrible des holocaustes depuis la guerre de 30 ans ! ».

Mais la presse le vilipende : « La France parle, taisez-vous Mr Jaurès ! » (L'Echo de Paris 13 mars 1913).

On le surnomme alors «Herr Jaurès», lui, l'internationaliste qui rêve d'un prolétariat international solidaire et uni.

Jaurès, serviteur de l'Allemagne... ou les ravages de la communication médiatique et propagandiste de l'époque.

 

1914 - Un spectacle de la Compagnie Nomades

 

Dans ce contexte, Raymond Poincaré a été élu Président de la République le 17 janvier 1913 «par un mouvement populaire profond, diamétralement contraire au mouvement intellectuel et Jauressiste de capitulation» s'enthousiasme le poète Charles Peguy.

Il est aussi élu avec le soutien des Monarchistes et des Nationalistes et déclare aussitôt : « il n'est possible à un peuple d'être efficacement pacifique qu'à la condition d'être toujours prêt à faire la guerre ».

Poincaré faire voter la loi qui porte à 3 ans le service militaire.

Un parlementaire lance «Poincaré, c'est la guerre ! ».

 

80 ans après, dans son dernier discours devant le parlement Européen avant qu'il ne quitte la vie politique, François Mitterrand préviendra : «Le Nationalisme, c'est la guerre ! ». Etait-ce une référence ? On peut le penser...

Jaurès sera bientôt assassiné. Comme sera tuée dans toute l'Europe toute idée de paix par ce sentiment National exacerbé.

 

1914 - Un spectacle de la Compagnie Nomades
Le texte :
Notre pièce de théâtre renvoie donc à ces sentiments. Les Pacifistes d'un côté, les Nationalistes de l'autre et au milieu tous ces gens ballottés au gré des «on dit» de la communication en tous genres de l'époque, mais aussi par leurs milieux, leurs racines, leurs histoires... bref, leur histoire.

 

On est à la fin de la Belle époque - même si personne ne le sait encore - et dans notre petit village de Picardie, à part pour quelques personnes, toute cette histoire semble bien lointaine.

 

Les habitants préparent le mariage d'une de leurs filles avec un jeune journaliste Parisien peintre amateur à ses heures qui fréquente l'un des cabarets de la bohème de l'époque «Le lapin Agile», à Montmartre, où il côtoie Apollinaire, Mac Orlan (Le quai des brumes) et quantité d'artistes en tous genres.


La vie bat son plein – partout – leur quotidien nous est montré. Les joies, les petites peines, le travail, les rencontres... la Belle époque.

 

 

Mais petit à petit le Nationalisme prend le pouvoir. Même chez certains poètes la déraison devient raison. Leurs vies basculent. Les nôtres aussi car nous sommes leurs enfants.

«Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots» disait Jaurès.

Changeons les maux et faisons en sorte – exceptionnellement tant il est une référence – de contredire Stephane Hessel qui soulignait que «l'histoire donne peu d'exemples de peuples qui tirent la leçon de leur propre histoire».

Soyons vigilants.

Ecrivons-nous une belle Histoire...

 

Jean-Bernard Philippot

 

 

Le spectacle de la Compagnie Nomades labellisé national par la mission du centenaire

 

Un texte de Jean-Bernard Philippot

Mise en scène : Jean-Bernard Philippot et Jean-Louis Wacquiez

Scénographie : Fouyoscope et Jean-Bernard Philippot

Décor : Fouyoscope

Musique : Philippe Leroy et chansons d'époque

Avec les comédiens et musiciens professionnels suivants : Délphine Magdalena, Sophie Matel, Emmanuel Bordier, Séphora Haymann, Jean-Louis Wacquiez, Nicolas Fantoli, Jeanne Quibel, Alain Duclos, Dom Herbet, Philippe Leroy et Jean-Bernard Philippot.

 

Costumes : Adeline Bargeas et Patricia Hottin

Régie : Stéphane Loïal

Création lumières : Jean-Bernard Philippot

Photos de répétition et de spectacle : Franck Poidevin et Mr Bocquet

 

Administration : Céline Nollevalle et Amandine Jouasneau

 

Le spectacle de la Compagnie Nomades labellisé national par la mission du centenaire

 

Témoignages

 

Hélène PERRIER

Coordinatrice du Musée Territoire 14-18"


Le travail avec la Compagnie Nomades et les amateurs a été très riche. Une aventure de près de 12 mois, avec la création d’un groupe d'une trentaine de personnes amateurs. Les professionnels et le metteur en scène JB Philippot ont su pousser chacun jusqu’à la limite de ses capacités, tout en réussissant le défi de mettre tout le monde à l’aise et sur un pied d’égalité. Le résultat a été un spectacle incroyable, où amateurs et professionnels se mélangent dans une vraie dynamique. Les amateurs n’en reviennent pas de ce qu’ils ont appris et accompli, et ils en redemandent…

Les retours des spectateurs confirment la qualité du spectacle et de sa mise en scène valorisant vraiment le site historique des carrières, notamment par le biais de jeux de lumières saisissants. La justesse des propos historiques tenus sur l’avant-guerre a également été saluée, avec cette richesse du regard croisé proposé : monde rural / Montmartre.

Une réponse parfaitement adaptée à notre commande, sur le fond et sur la forme !

 

 

 

 

Spectateurs

Un grand bravo pour ce spectacle (1914) qui fut un grand moment !
Alors que la pluie tombait sur les spectateurs, les lieux scéniques et les artistes semblaient évités, un moment de pur bonheur presque irréel ! Dominique Lobjois

 

Un bonjour tardif mais ô combien chaleureux, nous étions 6 samedi soir et avons vraiment, mais vraiment admiré, apprécié et applaudi votre prestation.
FÉLICITATIONS encore et bonne continuation.
On en parle autour de nous et tous ceux qui n'ont pas pu venir nous demandent des dates de spectacles ???
Un au-revoir (un peu) enrhumé, humidité de samedi soir oblige !!! Liliane Saloso-Grosh

 

Merci pour la précision dans la préparation de cet événement et sa réalisation.
Nous étions au spectacle vendredi soir et avons passé un moment magique.
Bravo !!!
Cordialement. Evelyne Vermeersch, Coudun

 

Quelle riche idée de voir la grande guerre depuis la place du village avec des saynètes à plusieurs endroits : quelle mise en scène, quel travail et quelles fusions entre tous ses "acteurs"; longue vie à ce spectacle, nous avons beaucoup aimé et moi particulièrement le rôle du "patriote" donneur de leçon qui sera exempté !!
Bref on s'y croyait ..... Isabelle Klein

 

Un grand BRAVO pour ce magnifique spectacle.... dans un cadre original et chargé d'histoires.
Des scènes émouvantes, saisissantes qui nous ont fait revivre le début de la Grande Guerre.
Ce n'est pas la Der des Der pour la compagnie Nomades....
CARPE DIEM et bonne continuation ....
« L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. » Jean Jaurès. H.L

 

Bonjour, nous avons assisté à un magnifique spectacle mon épouse et moi même. Nous vous remercions tous de votre implication pour nous avoir fait revivre de grands moments historiques du siècle dernier encore très forts dans toutes nos familles. Bien cordialement et salutations. Mr Bocquet


 

Des mois de travail pour nous offrir un tres beau spectacle dans un cadre magnifique, avec les aléas du temps. Bravo aux comédiens amateurs et professionnels et à tous ceux qui dans l'ombre nous ont permis de vivre un tres beau moment.
Merci à vous tous ! Françoise Pernette

 

1914 - Un spectacle de la Compagnie Nomades

 

1914 - Un spectacle de la Compagnie Nomades

 

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